L’Apport des Communautés de Pratiques et des Réseaux de Pratiques dans les Organisations et dans les Villes Intelligentes

Dates : 11 et 12 juin 2015
Lieu : Kedge Business School, centre ville de Toulon, France

Programme [PDF] : PROGRAMME Symposium

Co-présidents du comité scientifique :

Karine Goglio-Primard, Professeur Associé, Kedge Business School Toulon Réal Jacob, Professeur, HEC Montréal
Thierry Burger-Helmchen, Professeur, Université de Strasbourg

Deux grandes thématiques seront abordées lors du symposium (ce qui n’excluent pas toutes autres manières d’interroger le sujet). Deux thèmes pour lesquels les travaux de Mosaic-HEC Montréal sont significatifs :

1 – Les mécanismes organisationnels qui permettent de favoriser l’émergence de NoPs et les leviers qui soutiennent la continuité et la réussite de tels réseaux :
Dans les organisations étendues géographiquement, le challenge de maintenir un réseau de pratiques effectif est primordial. De nombreux grands comptes dans le secteur des technologies de l’information et des communications (Burger- Helmchen and Cohendet, 2011), dans le secteur de l’énergie développent de véritables réseaux de pratiques spécialisés par compétences. En particulier dans le secteur informatique et télécommunications certaines entreprises intégrateurs systèmes soutiennent que la Gamification peut adresser ce challenge. La Gamification est le concept d’appliquer une pensée conçue sur le jeu à des applications qui ne relèvent pas du jeu pour les rendre plus fun et plus engageante (Nicholson, 2012).

Au-delà de ce concept de Gamification, de nombreux facteurs clés de succès des NoPs peuvent être analysés :

  • Compréhension des membres sur le sens du réseau de pratiques (pourquoi? Quelle valeur)
  • Engagement des managers (expliquer la valeur du réseau et supporter les bons comportements).
  • Engagement et confiance des membres (masse critique des membres et qualité du contenu)
  • Création d’indicateurs de performance clés (KPI) (outils pour conduire les bons comportements dans le réseau).

 

2 – L’apport des communautés de pratiques et réseau de pratiques dans la société civile. Les facteurs clés de succès des NoPs analysés du côté des organisations sont-ils transposables du côté de la société civile ?

De la même manière que les business units des organisations ont à apprendre les unes des autres, les villes et les pays ont à apprendre les uns des autres. Les communautés de pratiques et les réseaux de pratiques ont émergés dans les entreprises mais elles peuvent être aussi très bénéfiques dans la société civile.

De nombreux facteurs clés de succès permettant l’émergence et la continuité de ces CoPs et NoPs dans les villes peuvent être étudiés:

  • Créer des réseaux de pratiques sur des communautés existantes. L’existence préliminaire de CoPs par exemple dans les quartiers facilite le partage de connaissances entre des citoyens dispersés géographiquement dans la ville. Les citoyens membres de ces CoPs ont déjà une culture du partage et une entreprise commune partagée.
  • Encastrer le réseau dans les pratiques locales des différents quartiers. Le lien du réseau avec les pratiques locales des citoyens est très important pour les engager à partager leurs connaissances. L’usage du réseau doit être vu comme une opportunité pour accéder rapidement vers la bonne information.
  • Superviser le réseau et dédier des ressources. La définition des rôles et des responsabilités est très importante dans la réussite d’un réseau global interconnecté à l’échelle de la ville voire même à l’échelle planétaire.

Les organisations aussi bien que les villes et les pays doivent mutualiser leurs efforts pour identifier les opportunités. Les besoins d’apprendre au-delà des frontières des organisations et au-delà des frontières des villes, des pays se développent (partenariat inter-organisationnel, partenariat inter-ville, partenariat inter-pays) (Cohendet et al. 2008). Les approches communautaires sont aussi bien au service des organisations que de la société civile.